mardi 14 mai 2013

Musique - The Invisible Way de Low

Low - The Invisble Way : Un folk-rock minimal, intimiste et cérébral, progressant vers une richesse mélodique et une diversité sonique !!!

Note : 4 / 5

Le duo américain, désormais trio, nommé Low nous a mené sa dixième offrande en vingt années d’existence, intitulée "The Invisible Way". Créée en 1993, Low est avant tout un couple marié, d’allégeance religieuse mormone, formé d’Alan Sparhawk (guitare, voix) et Mimi Parker (batterie, voix). Une nouvelle addition est venue se joindre aux amoureux : le bassiste Steve Garrington.
La musique de Low se caractérise par des rythmes lents, des arrangements dépouillés, des structures répétitives et hypnotiques et surtout, par de superbes mélodies et harmonies vocales. Reconnu pour ses concerts extatiques, Low a confié la réalisation au très estimé Jeff Tweedy de la formation Wilco.
Difficile d'ailleurs de ne pas attribuer l'humeur et la palette musicale de ce dixième opus à ce dernier, spécialement  choisi par le trio du Minnesota. Jeff Tweedy, cerveau de Wilco, est autre spécialiste, comme Low, pour marier harmonies et douceur avec des textes introspectifs et tourmentés.
Essentiellement acoustique (guitare et piano en avant, une batterie feutrée), l'album déroule une remarquable suite de chansons, forcément lentes, d'un folk-rock, voire d'une country alternative, étonnamment lumineuse. Et vraiment, les convertis suivront sans difficulté, les autres auraient tort de ne pas se laisser embarquer.
La musique du groupe est extrêmement lente (Slowcore), un peu à la manière de Smog et l’intérêt se retrouve principalement dans les ambiances aériennes et planantes qu’ils proposent. Pour faire simple, ce n’est pas le genre de groupe qu’on met pour faire la fête et s’éclater. Low, c’est la musique qu’on écoute bien posé sur son canapé, un bon verre à la main, prêt à partir dans des rêveries et des songes.
Sur "The Invisible Way", Low emprunte sensiblement la même recette qui a fait sa renommée. Toujours ces tempos langoureux et ce minimalisme au niveau des arrangements, sauf que cette fois-ci, les salves abrasives qui distinguaient les précédents efforts disparaissent au profit des admirables inflexions et harmonies concoctées par Sparhawk/Parker, ce qui attribue à cette création une intelligibilité accrue.
Cependant qui dit accessibilité, dit parfois mièvrerie commerciale. Toutefois, "The Invisible Way" se situe aux antipodes du racolage grand public. L'album est un disque de folk-country chaleureux, sobre et lumineux, qui exprime éloquemment une sincère fragilité et qui déclenche de superbes secousses émotives. Chacune des notes jouées et des mélodies modulées semblent parfaitement à leurs places, ce qui n’est pas étranger au fait que Jeff Tweedy tient les rênes !
A l’écoute de "Plastic Cup", premier titre de l’album, on pense de suite aux balades des années 90 que pouvaient nous proposer des groupes comme REM ou Radiohead. Sur un accompagnement sobre, les voix se marient parfaitement laissant la part belle à la mélodie. Pourtant "Plastic Cup" est assez peu représentatif de cet album qui commence clairement avec "Amethyst".
En effet, sur ce deuxième titre on retrouve la patte de Low. L’arrivée du piano qui ne nous quittera pas de tout l’album, amène cette forme de solennité et d’air grave très plaisant. Low prend son temps et n’hésite pas à faire durer le plaisir quand le peu d’instrument suffit à remplir l’espace.
Par la suite, Low enchaîne avec le quasi-gospel "So Blue", la spleenétique "Holy Ghost", l’austère "Waiting", la légèrement cadencée "Clarence White", la minimaliste "Four Score" et la très Wilco (voire la progression d’accords) "Just Make It Stop". Car comment ne pas succomber au charme de cette dernière est ses faux airs de "The Rip" (Portishead) ou de "Mother" ? L’album se conclut par la ballade "Mother", la déflagrante "On My Own" et la touchante "To Our Knees", une prestation vibrante de Mimi Parker.
Car ce sont bien les harmonies et la voix de Mimi Parker qui nous éblouissent. Très mature dans sa façon d’aborder chaque chanson, elle se pose en femme d’expérience n’hésitant pas à jouer de sa taciture pour nous offrir des titres très soul tel "Holy Ghost" où la puissance de la voix se suffit à elle-même. Mais c’est surtout lorsque les deux leaders chantent de concert que le groupe réussit ses plus beaux morceaux. Sur "Waiting", ces voix profondes et captivantes, ni mélos ni pathos, réussissent à nous tenir le long de la chanson par leurs harmonies classiques mais éclatantes.
Au final, "The Invisible Way" est un album d’une maturité exceptionnelle. Low nous offre onze titres lumineux débordants de vitalité. Très sobre en terme d’accompagnement, les américains transmettent une multitude de sentiments dans une foule de nuances plus discrètes les unes que les autres mais toujours très touchantes. Ce retour aux fondamentaux du folk (une voix, une mélodie) nous touche au cœur dès la première écoute. Véritable pause dans un marché musical jouant la surenchère, les mormons de Low nous prouvent que la musique est essentiellement une vibration accessible par tous.
Subtil, sobre, pénétrant, mature et délicat, comportant des décharges affectives pouvant ébranler le plus insensible des hommes, et c’est tout ce qu’on demande à une conception sonore de cet acabit. Et parfois il n’y a pas besoin de grand-chose. Parfois il suffit juste de se laisser embarquer, comme ça. Pas la peine de trop analyser avec Low. Ce n’est finalement pas si important que ça. Laisser l’émotion venir !!!

dimanche 12 mai 2013

Série - Real Humans de Lars Lunström

Lars Lundström - Real Humans (100% Humain) : Lorsque la science-fiction sert habilement à traiter d'épineux problème de société !!!

Note : 4.25 / 5

Synopsis :
"Real Humans ("100% Humain") se situe dans une Suède alternative et contemporaine où les robots humanoïdes (Hubots) sont devenus des machines courantes dans la société. Ces Hubots sont très réalistes et sont configurés de telle sorte à remplir une large demande.
S'adaptant à tous les besoins humains, de la simple tâche ménagère à des activités plus dangereuses voire illégales, la société semble en dépendre. Une partie de la population refuse alors l'intégration de ces robots tandis que les machines manifestent des signes d'indépendance et de personnalité propre.

Critique :
Arte n'en finit pas de nous gâter avec des séries qui sortent des sentiers battus. Après le monde de la politique de "Borgen", de la religion avec "Ainsi Soient-ils", cette fois c'est le thème même de l'humain qui est disséqué dans "Real Humans".
Cette série suédoise a débarqué sur la chaîne tous les jeudis du mois d'avril jusqu'au 2 mai dernier, à raison de deux épisodes par soir, et aussi en coffret DVD déjà disponible. Dans cette fable à l'esthétique proche de "Bienvenue à Gattaca" (4.5/5 pour ce film d'Andrew Niccol sorti en 1997), les Hubots, robots à l'apparence humaine, vivent parmi nous. Et autant annoncer la couleur d'emblée, un must !
Série d’origine suédoise diffusée pour la première fois en 2012 sur la chaîne SVT1, "Real Humans" (titre original : "Äkta Människor") a été récemment proposée par la chaîne franco-allemande Arte sous le titre "Real Humans (100% Humain)". Cette série de science-fiction, créée par Lars Lundström, ne comprend pour le moment qu’une saison de dix épisodes de 52 minutes chacun. La seconde saison est actuellement en cours de tournage et devrait arriver sur nos écrans courant 2014.
Dans une Suède alternative et contemporaine, les androïdes ou hubots prennent une place prépondérante dans notre quotidien, et nous assistant aussi bien dans les tâches domestiques, les loisirs, la sexualité que dans les travaux manuels. Mais ces hubots sont-ils capables de sentiments, ont-ils une âme, ou sont-ils seulement des intelligences artificielles mimant avec réalisme nos attitudes humaines ?
Une société, parce qu'elle ne cesse de progresser, d'améliorer le quotidien de ses membres, de prendre en charge de plus en plus d'aspects de leur existence, porte-t-elle en elle-même les germes de sa propre destruction ? Sa course vers une remise en cause du toujours plus, du toujours mieux, est-elle vouée à un effondrement, à une défaite de ceux qui ont peu à peu abandonné à des machines les tâches qu'ils accomplissaient autrefois. En renonçant à un minimum de responsabilités n'hypothèquent-ils pas du même coup leur liberté et surtout leur pouvoir de décision ? La série débute d’emblée sur toutes ces interrogations, lorsque nous faisons dès les premières minutes la rencontre d’un groupe d’hubots indépendants, les "enfants de David".
David Eischer, scientifique de génie et co-inventeur des hubots, serait parvenu à implanter chez ses propres robots un logiciel évolutif les humanisant autant que possible. Ce groupe d’hubots, désormais mené par son fils, Leo Eischer, attaque une maison isolée pour lui voler du courant électrique. Le raid tourne au semi-fiasco lorsque plusieurs hubots sont abattus et que des trafiquants capturent Mimi, la hubot compagne de Leo. Ce dernier décide de partir à son secours, tandis que l’inquiétante hubot Niska prend la tête du groupe restant.
A partir de cette première séquence, la quasi-totalité de l’intrigue de cette première saison est posée : un groupe d’hubots sauvages poursuit un but assez flou (préparation d’une guerre contre les humains ou volonté de reconnaissance comme personnes à part entière ?) tandis que Leo Eischer, leur mystérieux guide, part seul à la recherche de sa compagne hubot dérobée.
Mais alors, qu'en penser de cette série ? D'abord, qu'elle renouvelle agréablement une fiction télévisuelle européenne plus versée dans le polar que dans la science-fiction. Ensuite, qu'elle offre, sur nos sociétés occidentales, un point de vue d'autant plus saisissant que le monde où évoluent les hubots n'est guère différent du nôtre. Le budget de la série ne permettait pas de faire les pieds aux murs avec les accessoires et les décors, et Lars Lundström, le créateur de "Real Humans", a fait de cette con­train­te un atout. "S'il avait fallu refabriquer tout un monde futuriste, l'attention du spectateur se serait constamment fixée sur des détails sans im­portance. Le vrai sujet de Real Humans, ce sont les in­teractions des humains et des robots. Rien d'autre !".
"Real humans" est un projet audacieux qui touche à des sujets sensibles et ne fait pas toujours dans la subtilité pour servir le propos. En observant les comportements humains au microscope, cette série met en lumière la dérive de nos sociétés de service qui engendrent une domination de classe flagrante. Lars Lundström a mené seul l’écriture de la première saison lui conférant une narration solide, un récit dense aux enjeux forts, ponctué de références à la littérature de science-fiction (notamment les trois lois Asimov, règles de programmation des androïdes visant à protéger les êtres humains instaurées par le romancier américain Isaac Asimov dans sa grande série sur les robots).
La série vient de Suède et cela est à peine une surprise. D'abord parce que ce pays, ainsi que le Danemark, est devenu un creuset des fictions télévisées de qualité depuis plusieurs années. Ensuite, parce que les créateurs suédois profitent de ce moyen pour critiquer un modèle social qui fut (et qui demeure) encore un exemple pour le reste de l'Europe pour son système de protection notamment pour les personnages âgées, les enfants mais également pour les demandeurs d'emploi.
"Real Humans" pousse à l'extrême la logique de ce système si harmonieux et si avantageux pour chaque individu. Ces machines humaines accomplissent toutes les tâches rébarbatives que les hommes ne souhaitent plus faire, "afin d'avoir du temps pour eux". En clair, les corvées ménagères, les transports de choses lourdes, les actes répétitifs et bien sûr l'assistance aux personnes âgées.
On pourrait penser que cette innovation est de nature à favoriser l'émergence d'une humanité plus éclairée, plus encline à apprendre, à se cultiver en profitant de son temps libre, une humanité qui aurait à ce point asservi la machine qu'elle pourrait se consacrer uniquement à vivre en harmonie. Il n'est rien. La bêtise, l'oisiveté et les sentiments haineux demeurent un apanage. En fait, les hubots deviennent la cible de certains hommes. Soit parce qu'ils s'en méfient et refusent la place croissante occupée par les machines, soit parce qu'ils les considèrent comme inférieurs et ont sans cesse besoin de leur rappeler une prétendue supériorité.
Si l’aspect machine vous dérange remplacez les hubots par n’importe quelle communauté (religieuse, ethnique ou sociale) et dès lors les thèmes du racisme, de l’esclavage, de la peur de la nouveauté et même du fantasme s’imposeront. J’en vois déjà qui s’insurgeront en pointant du doigt que ce sont des machines et non des êtres humains, pour ma part en voyant évoluer les affranchis et les humains je me demande lesquels manifestent le plus d’humanité.
La série offre une vision sombre de l’humanité, violente, assujettie à ses passions et ses pulsions, une humanité qui pervertit ses créations les transformant en objet sexuel, en arme, qui ne veut pas s’embarrasser des plus fragiles, des plus démunis et confie cette tâche jugée pénible à des machines. Miroir de nos hypocrisies et de nos frustrations, cette série où les hommes côtoient au quotidien des robots à leur image nous conduit à des questionnements éthiques d’un nouveau genre.
Cette première saison s’enchaîne à un rythme particulièrement lent, notamment en raison des nombreux personnages qu’il nous faut suivre à chaque épisode. Ce développement en douceur, qui privilégie beaucoup les intrigues secondaires par rapport à l’histoire principale, peut rebuter plus d’un téléspectateur, surtout si ce dernier reproche déjà aux séries suédoises une certaine torpeur scandinave ! Mais cette flânerie des scénaristes apparaît au contraire comme l’une des grandes forces de la série.
Les intrigues foisonnantes évoluent dans une atmosphère sophistiquée. La réalisation scandinave reconnaissable à l’esthétique épurée est ponctuée de plans saturés de lumière, moments contemplatifs non dénués d’une étrange mélancolie. La distribution est servie par d’excellents acteurs, avec une mention particulière pour ceux qui incarnent les Hubots, troublants dans leur interprétation d'humanoïdes quasiment inexpressifs.
Loin d’innover sur le plan de la science-fiction, "Real Humans" prend le temps d’explorer son univers, regorge de détails socio-économiques pertinents et met en scène un impressionnant travail de comédien de la part des acteurs incarnant ces fameux hubots. S’il est difficile de prendre la série en cours de route, son visionnage intégral offre cependant un spectacle des plus passionnants. Cette société suédoise, fortement modifiée par l’emploi d’hubots, est en pleine mutation. La machine androïde devient un membre à part entière du cercle familial, voire professionnel ; l’intrigue liée aux enfants de David mise à part, la question de la place des hubots au sein de cette société alternative reste posée.
Les personnages de Roger et de Thérèse en sont probablement les meilleurs témoins, aussi bien au niveau professionnel que familial. La prolifération des hubots reste en effet préoccupante, puisqu’elle ne fait qu’aggraver des problèmes socio-économiques déjà existants. Cet aspect prend d’ailleurs une teinte plutôt pessimiste avec le recours aux hubots pour les taches les plus manuelles (que sont devenus les ouvriers humains remplacés ?) ou encore la prostitution d’hubots (remplaçant le trafic humain par un trafic de robots présenté de manière tout aussi dérangeante).
La question religieuse est également abordée à travers un regard plutôt progressiste (notre pasteur étant une femme lesbienne) et tout aussi pertinent. Ainsi en créant des robots à notre image, nous laissons la porte ouverte à un regain de questionnements créationnistes, et la métaphysique ne tarde pas à s’inviter dans cette série en s’interrogeant sur l’âme des hubots.
La série est assez dérangeante et déroutante car elle pose de nombreuses questions sur l'avenir, sur l'image que nous en avons et ce que nous souhaiterions en faire. Elle se montre également inquiétante en raison de la vitesse avec laquelle les innovations sont intégrées dans notre quotidien et combien la résistance au progrès s'est assouplie au point de disparaître avec le temps. Au contraire, le progrès est attendu et souhaité, désormais, voire même anticipé. On veut tous la dernière version de telle ou telle chose.
Au final, "Real Humans" offre un très bon spectacle, capable de séduire aussi bien le néophyte que l’amateur de science-fiction. La figure romantique de la créature de Frankenstein imaginée par Mary Shelley a mené la science-fiction vers un genre particulier celui des androïdes à visage humain qui après avoir fait les beaux jours de la littérature a beaucoup inspiré le cinéma et la télévision de "Blade Runner" à "Battlestar Galactica" jouant sur le trouble engendré par la frontière floue entre ce qui est humain et ne l’est pas. Malmener des robots est répréhensible du point de vue moral pas pour les souffrances infligées mais pour le plaisir suscité par un acte violent, révélateur des pulsions les plus sombres de l’être humain. Une leçon intéressante à mettre en parallèle avec nos sociétés actuelles !!!

vendredi 10 mai 2013

DVD - Sorties DVD mai 2013

DVD : Les sorties les plus attendues du mois de mai 2013 !!!

Devenue une habitude maintenant, je vous indique les sorties Blu-ray/DVD que j'attends le plus en ce mois de mai. Vous trouverez un peu de tout, aussi bien de l'action que de la réflexion, aussi bien de la comédie que du drame ! Commençons donc.


 
Le 02 mai : "La stratégie de la poussette"
Note : 3 / 5
Synopsis : Thomas a laissé partir Marie, à force de ne pas s'engager. Un an plus tard, toujours inconsolable, il se retrouve avec un bébé sur les bras. Il va se servir de cet enfant pour reconquérir la femme de sa vie.
Le 02 mai : "Alex Cross"
Note : 2.5 / 5
Synopsis : Inspecteur de police à Detroit, Alex Cross fait équipe avec son ami de toujours, Tommy Kane, et l’inspectrice Monica Ashe pour élucider une affaire de meurtres en série. Le tueur, surnommé Picasso, cherche à s’en prendre à un puissant industriel de la ville, Gilles Mercier.
Mais dans cette affaire, les évidences cachent parfois des pièges et rien n’est vraiment ce qu’il paraît. Alors que Cross emploie toute son expertise psychologique à anticiper les actes du tueur, il doit aussi lutter contre les pulsions que Picasso a fait surgir en lui.

Le 02 mai : "L'homme aux poings de fer"
Note : 3.75 / 5
Synopsis : Depuis son arrivée dans un village de la jungle chinoise, un forgeron venu de la ville est contraint par des factions tribales radicales à fabriquer des armes de destruction élaborées. Quand l'irruption d'une guerre clanique semble inévitable, l'étranger fait appel à une énergie ancestrale qui le transforme en une véritable arme humaine.
Combattant aux côtés de héros de légende et d'implacables brutes, cet ancien reclus va devoir apprendre à contenir et maîtriser son nouveau pouvoir s'il veut parvenir à sauver ceux à qui il a choisi de se rallier.

Le 15 mai : "The Master"
Note : 4 / 5
Synopsis : Freddie, un vétéran, revient en Californie après s’être battu dans le Pacifique. Alcoolique, il distille sa propre gnôle et contient difficilement la violence qu’il a en lui.
Quand Freddie rencontre Lancaster Dodd, le "Maître", charismatique meneur d’un mouvement nommé la Cause, il tombe rapidement sous sa coupe.

Le 17 mai : "Django Unchained"
Note : 4 / 5
Synopsis : Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle, morts ou vifs. Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves.
Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche. Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie.

Le 22 mai : "Jack Reacher"
Note : 3.75 / 5
Synopsis : Un homme armé fait retentir six coups de feu. Cinq personnes sont tuées. Toutes les preuves accusent l’homme qui a été arrêté. Lors de son interrogatoire, le suspect ne prononce qu’une phrase : "Trouvez Jack Reacher".
Commence alors une haletante course pour découvrir la vérité, qui va conduire Jack Reacher à affronter un ennemi inattendu mais redoutable, qui garde un lourd secret.

Le 22 mai : "Alceste à bicyclette"
Note : 3.75 / 5
Synopsis : Au sommet de sa carrière d’acteur, Serge Tanneur a quitté une fois pour toutes le monde du spectacle. Trop de colère, trop de lassitude. La fatigue d’un métier où tout le monde trahit tout le monde. Désormais, Serge vit en ermite dans une maison délabrée sur l’Île de Ré.
Trois ans plus tard, Gauthier Valence, un acteur de télévision adulé des foules, abonné aux rôles de héros au grand cœur, débarque sur l’île. Il vient retrouver Serge pour lui proposer de jouer "Le Misanthrope" de Molière. Serge n’est-il pas devenu une pure incarnation du personnage d’Alceste ? Serge refuse tout net et confirme qu’il ne reviendra jamais sur scène.
Pourtant, quelque chose en lui ne demande qu’à céder. Il propose à Gauthier de répéter la grande scène 1 de l’Acte 1, entre Philinte et Alceste. Au bout de cinq jours de répétition, il saura s’il a envie de le faire ou non. Les répétitions commencent : les deux acteurs se mesurent et se défient tour à tour, partagés entre le plaisir de jouer ensemble et l’envie brutale d’en découdre.
La bienveillance de Gauthier est souvent mise à l’épreuve par le ressentiment de Serge. Autour d’eux, il y a le microcosme de l’Île de Ré, figée dans la morte saison : un agent immobilier, la patronne de l’hôtel local, une italienne divorcée venue vendre une maison. Et l’on peut se prendre à croire que Serge va réellement remonter sur les planches.

mercredi 8 mai 2013

Livre (BD) - Batman, Silence (Intégral) de Jeph Loeb et Jim Lee

Jeph Loeb et Jim Lee - Batman, Silence (Intégral) : Une nouvelle pépite par Urban Comics sur une saga époustouflante, incontournable, sublime et accessible à tous !!!

Note : 4.25 / 5 

Synopsis :
L'héritier des richissimes industries chimiques Lamont, le jeune Edward, a été enlevé par Killer Croc. Alors que Batman vole à son secours, il s'interroge sur les motivations du kidnapping. Croc n'est pas un habitué de ce genre de choses.
Pour l'homme chauve-souris, c'est le début d'une longue et tortueuse intrigue car tous ses vieux adversaires réapparaissent, manipulés, semble-t-il, par un mystérieux criminel. Avec l'aide de Catwoman, Robin ou encore Superman, le héros de Gotham explore sa culpabilité et son passé sous un nouveau jour.
Batman se retrouve donc assailli par tous ses ennemis, lorsqu’un mystérieux personnage qui dissimule son visage sous des bandelettes apparaît. Son nom ? Silence. Son but ? Harceler le justicier jusqu’à lui faire perdre raison. Catwoman saura-t-elle lui apporter l’aide et le réconfort dont il a cruellement besoin ?

Critique :
Le Chevalier Noir a connu de nombreux succès, aussi bien sur version papier que sur pellicule. Mais il a aussi beaucoup souffert, comme dans la saga enfin sortie il y a quelque temps en France : "Batman, Silence" ("Batman Hush" en V.O.), où notre héros est franchement malmené, aussi bien physiquement que moralement.
"Silence" est l’une de ces histoires qui peuvent définir votre perception de Batman d’une façon durable. Ce n’est peut-être pas le plus grand classique du Chevalier Noir, et ce n’est certainement pas celui qui fait l’unanimité, mais voilà tout y est. Un scénario qui met en avant les talents de détective de notre héros, un dessin valorisant son univers, et surtout des personnages à foison, une sorte de "who’s who" du Bat-verse.
"Un long Halloween" fut un des grands moments de l'histoire de Batman. Déjà à l'époque, Jeph Loeb réussissait à mêler le panthéon des super-vilains de Gotham pour approfondir le personnage du justicier solitaire qu'endosse Bruce Wayne tout en menant une intrigue palpitante dans le même temps. Pour "Silence", il reprend une recette similaire mais accompagné du dessinateur Jim Lee au lieu de Tim Sale.
Jeph Loeb est un scénariste qui traîne sa bosse depuis pas mal d'années dans le milieu du 9ème art. Connu pour être aussi génial qu'irritant, capable de livrer des récits cultes comme "Un long Halloween", cité précédemment, ou de véritables catastrophes intellectuelles comme "Ultimates 3". Dans le cas de "Batman, Silence", nous sommes clairement dans la première catégorie. Jeph Loeb montre sa capacité à rendre accessible un univers complet comme celui du Dark Knight.
La recette est simple puisque l'on suit un héros qui affronte plus ou moins successivement tous les méchants les plus glorieux de son existence. Des ennemis redoutables tels que Poison Ivy, Killer Croc, Harley Quinn et son chéri de Joker, Double Face, Le Sphinx, l’Épouvantail ou même Ras’ Al Ghul. Les lecteurs croiseront aussi la divine Catwoman, Superman et les alliés de la chauve-souris. Jeph Loeb offre un casting impressionnant auquel il rajoute un nouvel adversaire de taille : Silence.
"Silence" confirme l'amour de Jeph Loeb pour les intrigues policières à tiroirs. Il élabore ainsi une intrigue complexe multipliant les fausses pistes et cultivant savamment la révélation du mystérieux Silence. On retrouve donc tous les ingrédients que Loeb affectionne. Le résultat s'avère tout aussi efficace et passionnant à lire. Pourtant, le scénariste nous réserve bien des surprises pour une œuvre qui joue sur divers tableaux.
Et avec cette aventure de Batman, effectivement, il voit gros, il voit bon, il voit bien ! Tout d'abord, ce qui frappe, que l'on soit ou non un lecteur régulier de Batman, c'est le nombre important de personnages que l'on croise donc ! Et heureusement, cette multitude de personnages n'est pas placée au hasard juste pour faire joli. Ils sont très bien intégrés à l'histoire, et sont liés d'une manière complexe et pourtant très compréhensible, tous entourés d'un complot sanglant et macabre dont la cible finale n'est autre que le mystérieux justicier masqué Batman !
Le premier élément développé compte parmi les plus incontournables : le passé de l'homme chauve-souris. Traumatisé par la mort de ses parents, le milliardaire devient un sombre justicier dans une ville corrompue. On connaissait déjà cela par cœur mais Loeb tente d'humaniser davantage son héros en lui offrant une enfance. Dans divers flash-back et grâce à ses retrouvailles avec son meilleur ami, l'auteur approfondit la dimension humaine de Wayne.
On y découvre un enfant qui n'a pas encore été bouleversé par le crime, ce qu'on a peu eu l'occasion de voir auparavant. Mais ce n'est pas tout. Si nous savions déjà le poids porté par Batman, Loeb revient sur la mort du second Robin, Jason Todd, tué par le Joker dans "Un deuil dans la famille". Événement tragique pour l'homme chauve-souris, il se révèle aussi déterminant pour comprendre la férocité renouvelée du héros face aux criminels. La mémorable confrontation avec le Joker permet d'embrayer sur la seconde piste exploitée par l'américain.
Thème central "d'Un long Halloween", la notion de justice ne pouvait naturellement pas manquer à l'appel. Mais c'est une approche plus radicale dont il s'agit cette fois. Rejoignant en cela "Dark Knight" de Frank Miller ou "Rire et Mourir" d'Alan Moore, la situation du Batman face au Joker est des plus éloquentes. L'abysse qui menace le justicier se fait de plus en plus sentir. Entre le Batman et ses ennemis, seule la loi les sépare et l'instabilité du sombre héros rend douteuse sa santé mentale.
A force de secret et de culpabilité, de peine et d'obsession, la figure héroïque présentée semble bancale. C'est d'ailleurs ce secret et cette double identité qui occuperont un autre point important du récit : l'idylle avec Catwoman. Incapable de faire confiance et solitaire par essence, comment le personnage peut-il trouver l'amour si ce n'est avec un de ses semblables ? Explosive rencontre entre deux héros costumés, la relation permet aussi de comprendre la nécessaire solitude du Batman.
Avec un récit aussi agréable et spectaculaire, il fallait bien un artiste inspiré pour propulser "Silence" parmi les indispensables de Batman. C'est à Jim Lee que la tâche fut confiée. Le dessinateur américain dont la popularité n'a jamais décru depuis les années 90 offre probablement l'une de ses plus belles prestations, voir la meilleure jusqu'ici. Le Dark Knight est charismatique, Catwoman sexy en diable, les méchants effrayants... Et que dire du découpage, des décors et des cadrages ? Jim Lee parvient en plus à maintenir ce niveau de qualité tout du long.
Les dessins sont d'une extrême beauté, Jim Lee a fait un travail exceptionnel et on en redemande. Tous les personnages sont détaillés à souhait, leurs charisme est authentique et aucun personnage n'est négligé. Les dessins sont violents et vifs, et les couleurs très contrastés rehaussent l'intensité et subliment le tout. Les couleurs font partie intégrante du comics. Elles dépeignent le monde de la chauve-souris en collant, avec parfois des tons sombres à souhait et parfois des contrastes lumineux saisissant qui mettent en valeur les parties obscures ou bien définissent une autre ambiance. En témoigne la partie dans Métropolis qui est tout à coup beaucoup plus éclairé et plus propre qu'une scène se passant à Gotham City.
Il retranscrit ici parfaitement l'univers sombre du Caped Crusader avec un coup de crayon racé nous offrant de magnifiques planches. Ces dernières sont précises et flamboyantes avec une dynamique particulièrement réussie, le dédoublement des personnages lors des combats est une idée aussi simple que payante. On appréciera  les pages de Métropolis ou encore celles concernant le passé du Batman. Sans surprise, Lee fait honneur au récit de Loeb.
L’intérêt de "Batman, Silence" est aussi de pouvoir offrir une porte d'entrée sur l'univers Batman en nous présentant une grande partie des personnages de cet univers sans pour autant avoir besoin de références antérieures pour comprendre les événements (d'ailleurs de petites explications sont là pour vous aider). Si vous êtes réticents au style de "Batman, Année Un" ("Year One"), "Silence" est le comics par lequel vous devez commencer.
Cette nouvelle édition d'Urban Comics s'appuie sur la version "Absolute" parue aux USA, ce qui signifie que de nombreux bonus (80 pages !) ont été inclus dont certains dessins préparatoires de Jim Lee. Avec une édition archicomplète et aussi soignée, nul doute que les retardataires se jetteront sur cette saga très bien écrite et divinement illustrée. Une de celle dont on ne garde que d'excellents souvenirs des années plus tard !
Au final, dans "Silence", les scènes d'actions sont de haute voltiges, impressionnantes et fluides, les révélations y sont tortueuses pour un dénouement bluffant (qui ne plaira pas à tout le monde), avec une histoire rythmé et extrêmement bien écrit. Les planches sont précises et flamboyantes avec une dynamique particulièrement réussie, aucune case n'est là pour remplir bêtement la page et la narration à la première personne est remarquable. C'est bien simple, que l'on ne connaisse rien à l'univers de Batman ou, au contraire, que l'on soit un lecteur régulier, lire ce fabuleux comics ne laissera personne indifférent.
Urban Comics frappe encore un grand coup en nous sortant un très bon comics sur le Chevalier Noir. Une sublime version hardcover de 372 pages comprenant 80 pages de croquis et commentaires de Jim Lee, et pour 35 euros ce serait une erreur de s'en priver !!!

lundi 6 mai 2013

Série - Suits de Aaron Korsh

Aaron Korsh - Suits : Une série judiciaire esthétiquement très bien maîtrisée, dans laquelle un vrai avocat arrogant et un faux avocat brillant forment une association qui pourrait faire des étincelles !!!

Note : 4 / 5

Synopsis :
Avocat très ambitieux d'une grosse firme de Manhattan, Harvey Specter a besoin de quelqu'un pour l'épauler. Son choix se porte sur Mike Ross, un jeune homme très brillant mais sans diplôme, doté d'un talent certain et d'une mémoire photographique très précieuse. Intelligent et doté d'une mémoire eidétique (faculté de se souvenir d'une grande quantité d'images, de sons, ou d'objets dans leurs moindres détails), Mike subvient à ses besoins en passant des examens à la place d'autres personnes, en particulier des examens en droit.
Ensemble, ils forment une équipe gagnante, prête à relever tous les défis. Mike devra cependant user de toutes les ruses pour maintenir sa place sans que personne ne découvre qu'il n'a jamais passé l'examen du barreau.

Critique :
Vous le savez si vous aimez un peu les séries judiciaires, trouver le juste équilibre pour faire un show qui plaise au public sans devenir bêtement procédurier tiens du miracle. Et il faut un miracle supplémentaire pour qu’elle soit repérée par ce même public et qu’elle ne soit pas annulée avant de faire ses preuves.
Par chance, de tels miracles existent. Diffusée depuis l’an passé sur la chaîne USA Network, "Suits" est de celles-ci et débute en ce moment sa diffusion française sur Série Club. Une bonne occasion de revenir sur les origines de ce qui ressemble à un drama légal, a les composantes d’un drama légal, mais se révèle être une dose concentrée de fun et d’adrénaline.
Seconde série judiciaire de la chaîne avec "Fairly Legal", "Suits" ne boxe pas du tout dans la même catégorie, s'offrant un season premiere à rallonge particulièrement ambitieux. Comme toujours chez USA, les personnages vont faire l'objet d'une vraie mise en place, avec un pilote très excitant qui ressemble à un portrait croisé des deux héros, Harvey Specter, avocat, et Mike Ross, faussaire. Ce premier épisode, relatant la rencontre, est une réussite, totalement prenant, avec une grande qualité d'interprétation.
"Suits" est vite devenue une référence pour les étudiants en faculté de droit, pour le côté professionnel qui, je dois le dire, donne envie. Mais le côté humain est très intéressant aussi : au départ, on a un jeune Mike qui voit sa vie passer, sans vraiment en être acteur et Harvey qui paraît sans cœur voire arrogant, vit pour son travail et rien d’autre. Mais au fil des saisons, les deux personnages deviennent de plus en plus semblables, l’un murissant et l’autre s’humanisant.
Aaron Korsh, ancien conseiller financier qui se recyclera scénariste (notamment sur des séries telles que "Tout le monde aime Raymond" ou "Voilà!"), envisage l’écriture d’une série sur le milieu de la finance. Il va adapter son idée pour mettre en scène non pas des investisseurs mais des avocats. Le show, alors intitulé "A Legal Mind", séduit la chaîne USA Network qui, déjà forte de ses récents succès ("Psych : enquêteur malgré lui", "Burn Notice", "FBI: Duo très spécial"…), se lance dans l’aventure.
Dès ses premiers épisodes, la série enregistre des audiences record. A n’en pas douter, "Suits" a immédiatement séduit le public, d’autant que son atmosphère dynamique colle parfaitement à l’image des séries de la chaîne. La série a pour elle de se distinguer de la majorité des séries judiciaires sur de très nombreux points, apportant un véritable vent de fraîcheur.
Quitte à faire fi d’un certain réalisme, "Suits" se démarque par exemple de "The Practice" et de sa morosité plombante. Exit également les allusions à l’actualité ("Damages", "New York District") ou la volonté de défendre des causes justes à force de plaidoiries bien amenées (la magnifique "Boston Justice"). Non, s’il fallait rapprocher "Suits" d’une série, ce serait sans doute avec Profit qu’elle aurait le plus à voir. Sans avoir son côté délicieusement déviant, Suits partage avec Profit un certain goût pour l’esthétisme du monde légal (décors design, costumes impeccables, impression de se balader dans une piscine peuplée de requins), ainsi que son penchant pour la narration double.
Faut-il attendre de chaque nouvelle série américaine un parfum de chef-d’œuvre ou d’innovation radicale ? Ce serait oublier que les productions moyennes constituent le gros du peloton. "Suits" en fait partie, ce qui n’est pas forcément une tare. Pour les ambitions philosophiques, on repassera. Quoique… Ici, tout est pensé pour le plaisir, celui des spectateurs et celui de personnages virevoltant sans complexes avec des sourires trop brillants pour être vrais.
Mike et Harvey, un duo chic et charme plein d’ambition, aux costumes ajustés et au verbe toujours haut. Deux personnages de pure séduction incarnés par des acteurs sexy (Gabriel Macht et Patrick J. Adams) dans une série qui vaut pour son swing agréable.
"Suits" est ambitieuse et donne l'impression de jouer dans la cour des grandes séries, posant avec succès les différents éléments de sa mythologie. Mais si elle en donne l'impression, elle ne se prend pas pour autant pour une grande, heureusement !
Côté casting, la série n’a rien à envier à la concurrence. Le casting est aussi varié que multiple, et l’attention portée à chacun pousserait presque à penser qu’il n’y a pas ici de personnages secondaire. Ces derniers sont presque aussi importants que les premiers rôles, car chacun a ses propres problèmes, de reconnaissance, de confiance en soi, de dépendance, d’honnêteté... Problèmes auxquels on peut tous se sentir concerné. L’humour n’est pas en reste, le jeu d’acteur est impeccable et, certaines répliques, qu’elles soient de Mike, Harvey ou Louis restent longtemps en tête.
Du côté des hommes, Harvey et Mike sont bien évidemment au premier rang. Mais il ne faut surtout pas oublier Lewis, le concurrent direct de Harvey, à la fois rival et ressort comique teigneux. Celui-ci possède tout de même profondeur, sensibilité et failles, et est merveilleusement campé par l’excellent Rick Hoffman.
Côté féminin, le show se paye le luxe d’avoir une des galeries les plus incroyables qu’il ait été donné de voir dans un seul show. Qu’il s’agisse de la boss de Harvey Jessica Pearson (Gina Torres, "Firefly"), de Donna, la sulfureuse et intelligente secrétaire de Harvey (Sarah Rafferty) ou de l’assistante paralégale Rachel (Meghan Markle) pour laquelle Mike aura rapidement le béguin, toutes sont des modèles de femmes fortes et complexes, belles à tomber, sensibles et indépendantes, sortant des canons habituels des poster girls fadasses et siliconées.
Au final, "Suits" s'impose comme un divertissement de haute volée avec sa galerie de protagonistes impeccables, sa narration calibrée et son atmosphère engageante, le show réussissant à instaurer un affectif incroyablement accrocheur. Soigné, efficace, porté par des comédiens formidables et pur produit du savoir-faire USA Network, c'est une très bonne surprise que ce "Suits" !!!

samedi 4 mai 2013

Actu - Coffret Heineken avec Ed Banger

Heineken et Ed Banger : Une bouteille collector en aluminium pour les 140 ans de la marque !!!

Note : 4.25 / 5 

Après le nouvel anniversaire de la célèbre marque à la bouteille verte et des collaborations aussi diverses que les chaussures signées Mark McNairy ou le coffret signé Metronomy, c'est au tour du team du label parisien emmené par Pedro Winter et sa bande de délivrer sa vision avec le travail signé So Me, directeur de création du crew. Un coffret pop-up en édition limitée qui recèle en guise de bonus une enceinte sans fil de la marque Lowdi. Un véritable petit bijou du genre ! 
Pour son 140ème anniversaire, Heineken a encore visé juste. La célèbre maison néerlandaise s’est associée avec une figure de la scène musicale électro, Pedro Winter, ex-manager des Daft Punk qui a fondé il y a dix ans le célèbre label aux multiples talents : Ed Banger. Le 1er mars dernier, lors de la soirée des 10 ans d’Ed Banger à La Grande Halle de la Villette, Heineken a dévoilé sa nouvelle bouteille créée par So Me, directeur artistique et designer du label.
Heineken nous dévoile donc une bouteille collector en aluminium dont le visuel, à base de typographie, se révèle dans le noir grâce à l’utilisation d’une encre phosphorescente. Elle sera en vente en exclusivité chez Colette, le célèbre concept store parisien, concernant le coffret comprenant une enceinte bluetooth Lowdi. La bouteille sera, quant à elle, disponible en vente exclusive chez Monoprix.
Imaginée donc par Bertrand Lagros de Langeron, le designer et directeur artistique du label "Ed Banger Records", plus connu sous le pseudonyme de So Me, cette bouteille collector, en plus d’être design, a la particularité d’être phosphorescente ! Histoire de bien claquer dans les nightclubs.
Enfin, à partir du mois de mai, l’aventure se poursuit avec le coup d’envoi de la "Ed Banger Design Factory by Heineken", une expérience digitale qui permettra aux fans du label et de la marque d’intervenir à leur tour sur le design de la bouteille Heineken. Sous l’œil avisé de So Me. Cela se fera autour d’une application Facebook qui va permettre aux internautes de créer leur propre bouteille en 3D à partir des dessins de So Me.
C’est une expérience unique de co-création digitale que vont vivre les participants à la "Design Factory". Supervisés par So Me, les internautes devront chaque semaine convaincre un jury composé de membres (éminents) du label et de fans Facebook pour accéder à la phase finale.
Heineken est réputé pour être le sponsor de nombreux évènements touchant des cibles branchées du monde de la nuit ou du domaine sportif. Être donc dans la renaissance d’un des labels les plus emblématiques était donc une stratégie évidente. Pour Ed Banger, quoi de mieux que de s’adosser à un partenaire de poids qui pourrait être un allié pour la création de ses rassemblements festifs tout en donnant plus de visibilité à ses artistes.
Les marques d’alcool ayant de plus en plus de difficultés à communiquer en raison des réglementations, s’inscrire dans des projets artistiques reste le meilleur moyen de rester en proue du marché sans enfreindre les règles.
Ce coffret collector "Lowdi x Heineken x Ed Banger Records" est disponible depuis début avril en exclusivité chez Colette pour 99 euros et en édition très limitée (entre 50 et 80 coffrets). Vous pouvez néanmoins acheter la bouteille à l’unité sur l'e-shop de Colette pour 5,80 euros et chez Monoprix (à partir de mai). L’enceinte Lowdi est quant à elle disponible sur le site de Lowdi pour 99 euros. Voilà un coffret rafraîchissant qui va assurément faire du bruit et illuminer vos soirées !!!
(L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération)